Commencer à travailler en freelance, c’est le grand saut dans l’inconnu. On passe de l’univers de l’entreprise, vaste et segmenté, à un unique bureau. Plus de pointage à l’arrivée, plus d’horaires de travail, plus de salaire fixe… Si cette orientation professionnelle donne une grande liberté, elle exige d’observer rigueur et régularité dans son travail. Toute une aventure !

J’ai choisi de devenir éditrice freelance après mes études : c’est le métier dont je rêvais et vers lequel je me suis dirigée, une fois mon Master d’édition en poche. Ma formation m’avait permis de suivre de nombreux stages en édition jeunesse, générale et livre pratiques : j’avais ainsi un bon aperçu du système éditorial et du travail en entreprise. Mais le métier d’éditeur freelance est bien différent : c’est à soi de se mettre ses limites, ses repères… Et c’est tout un programme !

 

Depuis deux ans, j’apprends à me fixer un cadre de travail et à améliorer mes méthodes. J’ai ainsi découvert que la motivation se dose, qu’il est capital de séparer le travail de la vie privée, surtout quand on travaille de chez soi, et qu’il suffit d’installer quelques habitudes pour travailler beaucoup plus efficacement. C’est de ces habitudes que j’avais envie de vous parler aujourd’hui 🙂

 

travail freelance bureau

 

Travailler aux horaires d’entreprise

Cela peut sembler paradoxal, puisque le propre du travail en freelance est d’offrir des horaires plus souples. J’entends par « horaires d’entreprise » la somme d’heures de travail par jour : entre 8 et 9 heures.

 

Pourquoi cette somme fixe ? Parce que cela me donne un cadre. Quand j’ai commencé à travailler à mon compte, je ne régulais pas mes heures, parce que j’aimais ce que je faisais et que je n’avais pas l’impression de me surmener. Mais à la longue, l’organisme fatigue et le travail s’en ressent. En me donnant des horaires, j’ai le temps de recharger mes batteries, et j’organise mes journées plus facilement.

 

De plus, le fait de commencer et finir à heures fixes facilite beaucoup la mise au travail : cela devient un réflexe et je mets moins de temps à me concentrer sur ce que je dois faire. Bien sûr, en cas de deadlines clignotantes, je suis obligée de revoir mes horaires à la hausse, mais c’est plus ponctuel.

 
crayon bloc-notes

Segmenter ses journées

Ayant la double casquette d’éditrice et de rédactrice, je passe beaucoup de temps plongée dans les textes : lectures de manuscrit, préparation de copie, correction d’ouvrage, rédaction de contenu… Fichiers Word, liseuse et pages papier tapissent mon environnement de travail. Il s’agit d’un travail introspectif où l’attention peut fatiguer vite.

 

Lorsque je le peux, je m’arrange donc pour segmenter mes journées, afin de travailler sur plusieurs missions à la fois. Je réserve aussi certains jours « fixes » par semaine pour m’occuper des missions au long court (veille éditoriale) ou des tâches récurrentes (comptabilité, paperasse…).

 

Autre habitude quotidienne : couper l’après-midi avec une heure de pause. N’ayant pas de temps de transport pour aller travailler, je commence mes journées tôt, et j’en profite pour aller marcher une heure l’après-midi. Remotivation garantie !

Planifier sa semaine

Il y a quelques mois, j’ai installé un grand tableau Velleda près de mon bureau. C’est la meilleure chose qui pouvait arriver pour m’aider à m’organiser : adieu Post-it dans tous les sens et notes en vrac dans le smartphone ! Chaque semaine, j’inscris mes objectifs à rayer au fur et à mesure, habitude simple mais très utile :

  • Le tableau est facilement accessible et on l’a « sous le nez »
  • Il est aisément modifiable
  • On peut plus rapidement évaluer ce qui reste à faire

Par rapport à des notes sur papier ou écran, je trouve ça infiniment plus pratique !

 
post it couleur
 

Comme vous pouvez le constater, ces habitudes sont simples, faciles à mettre en place, et constituent le socle de ma méthodologie en freelance. Séparer travail et vie privée, doser ses efforts pour tenir sur le long terme, s’adapter aux missions et aux deadlines sont ensuite des réflexes à réajuster au quotidien. C’est ce qui rend le travail en freelance si passionnant : on ne s’ennuie jamais… et il y a toujours à apprendre ! 🙂